Dites moi, quelle est votre plus grande faiblesse ?

Cette question est un grand classique des entretiens d’embauche et pose très souvent problème aux candidats qui se sentent déstabilisés. D’ailleurs, n’est-ce pas un peu ce que recherche l’employeur ? Vous poser une question gênante ou question piège est l’occasion idéale pour lui de voir comment vous pouvez réagir face à des situations désagréables. Au-delà de cet aspect, c’est aussi un bon moyen de voir si vous vous connaissez bien. La réponse en elle-même n’est pas tant ce que l’employer recherche : nous sommes tous humains et nous avons tous nos faiblesses. En revanche, la manière dont vous allez répondre peut en dire beaucoup sur vous-même et votre capacité à vous auto-critiquer et à vous remettre en question. De manière générale, votre faiblesse doit être compatible avec le poste et ne doit pas non plus donner un signal d’alerte, il doit rester gérable. Voici quelques questions types pour vous mettre en situation et vous aider à préparer vos réponses.

  1. Quelle est votre plus grande faiblesse ?

Vous pouvez par exemple amener votre difficulté à travailler en équipe, en mentionnant que vous avez du mal à faire confiance aux autres et que cela vous donne l’impression d’avoir besoin d’aide. Cette faiblesse est souvent un gros point noir en entreprise, mais vous pouvez aussi profiter de cette opportunité pour montrer que vous avez su vous remettre en question, en expliquant qu’avec le temps vous avez appris à partager les tâches et à faire confiance aux autres et que votre travail n’en est que meilleur.

  1. Dites-moi, quelles sont vos faiblesses ?

Vous pouvez par exemple mentionner que vous avez parfois tendance à vous exprimer de manière trop directe, et que cela peut blesser certaines personnes. En revanche, vous devez expliquer que vous travaillez sur ce problème et que vous essayez de vous exprimer de manière à apporter une critique constructive, tout en essayant de proposer des solutions.

  1. Si vous pouviez changer quelque chose chez vous, qu’est-ce que ce serait ?

Il s’agit, une fois de plus, de parler de votre plus grande faiblesse. Vous pouvez par exemple expliquer que vous avez tendance à éviter le conflit, ce qui malheureusement vous a parfois conduit à faire des compromis sur ce dont vous aviez envie ou besoin. Cela peut être problématique lorsqu’on travaille en équipe, afin de faire valoir son point de vue. Il faut ajouter que vous profitez maintenant de ces situations pour vous imposer un peu plus et apporter des discours constructifs plutôt que pour tempérer.

  1. Qu’est-ce que votre ancien employeur aurait pu vous demander d’améliorer chez vous ?

En plus de parler d’une faiblesse, vous devez aussi vous placer d’un point de vue externe, ce qui demande un certain recul. Vous pouvez par exemple citer le fait que vous êtes timide et que durant des réunions vous éprouvez des difficultés à partager vos idées. Il s’agit par conséquent de développer une critique positive par rapport à votre employeur : par exemple, il a pu vous encourager à prendre la parole lors de réunions et vous briefer plusieurs fois à ce sujet, ce qui vous a permis de prendre plus d’assurance et de confiance en vous.

La règle d’or lorsque vous parlez d’une faiblesse est de toujours contextualiser celle-ci et d’apporter des solutions que vous avez déjà commencé à exploiter, afin que l’employeur sente que vous êtes capable de vous remettre en question et de progresser.

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